« Les allongements de vide sanitaire, les arrêts d’activité, les abattages anticipés, voire des destructions de cheptel ont déjà commencé et vont conduire à des baisses de production », alerte la Confédération française de l’aviculture (CFA), le 2 avril. Le syndicat pointe la fermeture des restaurants et des marchés, mais aussi de certains débouchés à l’export. « Les productions de poulet pour la restauration rapide, de canard (gras ou maigre), de pintade, de caille, de poulet de Bresse, de pigeon, fleurons de notre économie et de nos territoires, pâtissent d’un très fort ralentissement des achats. » Pour accompagner les opérateurs, « les dispositifs européens d’aides au stockage privé de l’organisation commune des marchés doivent être élargis à des productions comme les nôtres, qui habituellement ne peuvent pas en bénéficier », estime Jean-Michel Schaeffer, président de la CFA.

V. Guyot