La France a importé 4 % de volumes de poulet en plus l’an passé qu’en 2017. En somme, 43 % du 1,3 milliard de tonnes de poulet consommées dans l’Hexagone viennent d’ailleurs, soit deux points de plus que l’an dernier.

Pour atteindre son objectif de reconquête du marché français, l’interprofession des volailles de chair (Anvol), réunie en assemblée générale à Angers (Maine-et-Loire) le 11 avril, compte reprendre au moins un point de part de marché par an sur les dix prochaines années. « Le plan d’investissement nécessaire pour que la France travaille à armes égales avec les autres pays européens est de 2,7 Mds€, dont 2,3 dans les bâtiments d’élevage », rapporte Jean Michel Schaeffer, président d’Anvol.

Pour autant, il n’est pas question d’abandonner les exportations. L’interprofession se félicite « des efforts de la DGAL et de FranceAgriMer pour la réouverture de marchés d’exportation pour les accouveurs comme pour la viande, ainsi que le récent agrément d’abattoirs pour la Chine. »

Yanne Boloh