Des « baisses de prix injustifiées », c’est ce que dénoncent les éleveurs de races à viande du Massif central, le 1er septembre dans un communiqué. En cette rentrée 2020, ils sont déterminés à « combattre l’absence de transparence et l’enfumage permanent dans les cours de ferme dont font preuve certains acteurs de la filière bovine, y compris coopératifs. »

Peser dans les négociations

Pour enrayer cette « crise du prix payé aux éleveurs », le collectif appelle le ministre de l’Agriculture à mettre en place « un outil officiel d’observation » pour permettre une « lecture objective » du marché de la viande bovine. Actualisé chaque semaine, il regrouperait l’ensemble des indicateurs économiques utiles aux négociations, afin d’apporter « la transparence nécessaire pour tenter, enfin, de concrétiser l’ambition des États généraux de l’alimentation », appuie Christian Bajard, coordinateur du Berceau des races à viande. Dans le même objectif, la Fédération nationale bovine (FNB) publie sur Twitter, depuis la fin du mois de juillet, les indicateurs hebdomadaires de marché (cotations FranceAgriMer, abattages, effectifs et stocks, prix Insee).

Lucie Pouchard

Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

Davantage d’offre

Le commerce de la viande est toujours plus compliqué sur la seconde moitié de novembre. Les ménages planifient leur budget pour les achats de Noël et profitent notamment des promotions du Black Friday. L’activité commerciale est moins soutenue que ces dernières semaines alors que l’offre se montre au contraire un peu plus abondante. À cette période, les éleveurs se séparent des animaux qu’ils ne vont pas rentrer dans les bâtiments pour l’hiver.