La Commission européenne a réexaminé le 14 juin le fonctionnement d’un contingent de 45 000 t pour l’importation de bœuf sans hormones dans l’Union européenne (UE), baptisé « Panel Hormones ». Elle est ainsi « parvenue à un accord de principe avec les États-Unis et d’autres pays fournisseurs importants, selon lequel 35 000 t du contingent concerné seront attribuées aux États-Unis, échelonnées sur une période de sept ans, la quantité restante étant disponible pour tous les autres exportateurs », rapporte Bruxelles dans un communiqué, publié le jour même.

Pour Interbev, ces viandes « n’en sont pas moins issues de feedlots contenant 30 000 bovins en moyenne, engraissés de manière industrielle aux antibiotiques activateurs de croissance, une pratique strictement interdite dans l’UE ». Bruno Dufayet, président de la Fédération nationale bovine estime que « Bruxelles ne peut avancer contre les éleveurs et l’État, en concluant, aveuglément, des accords commerciaux avec des pays ne respectant ni les engagements internationaux, ni nos standards européens ». Il attend « une position extrêmement ferme de la France qui aura à se prononcer sur la validation de cet accord par le Conseil ».

Vincent Guyot