«Nous ne souhaitons pas importer d’un côté pour exporter de l’autre. C’est le modèle d’élevage français que nous défendons », a assuré Bruno Dufayet, président de la Fédération nationale bovine (FNB), le 22 mai à Paris. Alors que l’aboutissement d’un accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur pourrait se préciser, le syndicat s’inquiète de ses conséquences sur la filière bovine française : « Le contingent pourrait s’élever à 99 000 tonnes. Il s’agira essentiellement de pièces d’aloyau qui viendront concurrencer les viandes européennes, sur un marché communautaire de 400 000 tonnes. »

Si aucun accord n’est pour l’heure signé, « près de 270 000 tonnes de viande bovine sont déjà importées du Mercosur. Or, elles ne respectent pas les standards européens de production. » S’agissant de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada (Ceta), entré en application de manière provisoire à l’automne 2017, le syndicat se dit également défavorable à la ratification française. Le contingent de viande bovine s’élève à 65 000 tonnes.

V. Guyot