« La crise sanitaire a mis en exergue les besoins particuliers de télémédecine », soulignait le ministère de l’Agriculture le 6 mai. Jusqu’alors interdite, la télémédecine vétérinaire entre ainsi dans une phase test de dix-huit mois, sous l’égide du Conseil national de l’ordre des vétérinaires. L’implication des praticiens se fait sur la base du volontariat. Un rapport d’évaluation sera publié fin 2021.

En plus de tester la faisabilité technique de la pratique, l’expérimentation a pour vocation d’évaluer son intérêt « au regard de l’amélioration du maillage territorial et du renforcement de la relation entre détenteurs d’animaux et vétérinaires », précise le décret.

Complémentarité

« Ce décret ne se substitue en aucun cas à l’obligation de continuité de soins et de réalisation de visites et d’examen clinique des animaux pour la délivrance de médicaments vétérinaires », insiste le ministère. Le suivi sanitaire permanent du troupeau et le suivi d’un animal seul à distance sont autorisés dès lors qu’une visite a eu lieu six à douze mois en amont. La prescription d’antibiotiques critiques nécessite le déplacement du praticien.

A. Courty