Rien ne va plus pour les éleveurs de veaux de boucherie. Malgré la campagne de communication menée par l’interprofession du bétail et des viandes (Interbev) pour promouvoir la viande de veau, la consommation des ménages reste atone.

Un « sursaut collectif »

La faute incomberait aux distributeurs, à en croire la Fédération nationale bovine (FNB). « Force est de constater que la cohésion de la filière en faveur de l’autonomie alimentaire de la France est du pur affichage », dénonce le syndicat dans un communiqué daté du 18 mai 2020. « Le souhait d’avancer tous ensemble pour porter le produit veau n’est pas une réalité : encore trop de magasins n’en proposent pas ou en font une proposition timide au consommateur ! », dénonce la FNB. Sans un rapide redressement de la situation, « en pleine période de déconfinement, les éleveurs sont prêts à réaliser des opérations vérité auprès des consommateurs sur les comportements des principales enseignes », menace le syndicat, au nom des producteurs.

Lucie Pouchard

Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

Recul de la demande sur les pièces « arrière »

L’activité commerciale reste assez régulière sur le marché du vif, bien que les industriels observent un recul des commandes dans les pièces « arrière ». Le prix des aloyaux se replie, mais cette baisse n’est pas compensée par une plus-value sur les avants. Les abatteurs, qui ont moins de difficulté à s’approvisionner, commencent à mettre la pression sur les prix des laitières. La demande est également plus calme dans le domaine des allaitantes, mais la modestie de l’offre permet de maintenir les cours.