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Une rentrée chaude pour le secteur laitier

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Xavier Beulin interpellé par des membres de la Confédération paysanne et l’Apli lors de sa visite dans le Morbihan. © M. Bressand

Le prix du lait continue à échauder les éleveurs. La fin de l’été va être mouvementée. Un point sur lequel les syndicats tombent d’accord.

Le 10 août, Xavier Beulin, président de la FNSEA, Daniel Prieur, son secrétaire général, et André Bonnard, celui de la FNPL (Fédération nationale des producteurs de lait) ont dû accueillir des invités surprises.

Alors que les élus du syndicat majoritaire étaient à Sulniac (Morbihan) pour répondre aux éleveurs bretons démunis, des membres de la Confédération paysanne et de l’Apli (Association des producteurs de lait indépendants) les ont interpellés.

La nécessité de réguler la production de lait a fait l’unanimité lors de ce débat improvisé. « La Conf demande de la régulation et nous aussi. Nous avons déjà eu des échanges avec eux », assure Thierry Coué, président de la FRSEA de Bretagne. En revanche, le désaccord sur les modalités de cette régulation n’a échappé à personne. Xavier Beulin a été accusé de faire de la « régulation par élimination, en faisant crever les producteurs. » « On a fait le boulot à moitié », a concédé le président de la FNSEA. Il regrette que l’aide européenne à la réduction de collecte n’oblige pas la diminution de production à l’échelle des États et que la distribution de l’enveloppe se fasse au « premier arrivé, premier servi. « Vous demandez la régulation. Il faut l’exiger », lui ont rétorqué les syndicats minoritaires. Présents à Sulniac, les représentants des fédérations de Bretagne, Basse-Normandie et Pays de la Loire en ont profité pour préparer des manifestations communes. Ainsi, à partir du lundi 22 août, ils prévoient « une mobilisation à durée indéterminée. »

« Mobilisation à durée indéterminée »

Jusqu’ici, les actions syndicales se sont plutôt déroulées de manière éparse. Des producteurs se sont enchaînés aux grilles de l’usine Lactalis dans l’Orne, d’autres ont manifesté le visage caché par des marques de vache, devant la laiterie Savencia en Dordogne. En Haute-Saône, à la demande des éleveurs, les supermarchés, (hormis Casino) ont accepté de sortir de leurs rayons les produits Président (marque de Lactalis) et Caprice des dieux (Savencia) ainsi que les produits Charal et Bigard pour la viande. « On ira se battre au plus proche des industriels », prévient Samuel Vandaele, le secrétaire national de JA. « Nous nous préparons à une rentrée assez chaude et assez tonique, renchérit Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne. Il faut réveiller les élus. »

Pour réinstaurer un dialogue avec les industriels, Xavier Beulin, a adressé une lettre à Emmanuel Besnier, président du groupe Lactalis, pour lui demander un rendez-vous. Même si cet entretien a lieu, et rien n’est moins sûr, il n’est pas certain que cela suffise à calmer l’effervescence des éleveurs de l’Ouest.

Marylou Bressand
Fonds de garantie

La FNPL lancera en septembre prochain un fonds de garantie pour des éleveurs en difficulté, permettant de mieux négocier les taux d’intérêt auprès des banques.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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