En productions fourragères, la sortie d’hiver a été globalement favorable à la pousse de l’herbe. « Des niveaux élevés de biomasse ont été observés, note Anthony Uijttewaal, responsable du pôle fourrages chez Arvalis. Cette année, le niveau de précocité est plus important qu‘en 2019, déjà exceptionnellement élevé. » À partir du 20 mars, les mises à l’herbe ont été généralisées sur tout le territoire. Depuis début avril, les repousses suite aux fauches et aux premiers tours de pâturage sont toutefois ralenties, en raison du vent d’est froid observé en début de mois et des conditions sèches (lire p. 31). Malgré les précipitations enregistrées la semaine passée, « tout le monde n’a pas été logé à la même enseigne, souligne l’expert. Le nord-est du pays ainsi que le Massif central souffrent notamment d’un manque d’eau particulièrement important. »

V. Guyot