Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

Un Plan loup 2018-2023 toujours insuffisant

réservé aux abonnés

 - -->
La nouvelle mouture du Plan loup ne parviendra pas à protéger les troupeaux. © C. Thiriet

L’Administration a présenté vendredi une nouvelle proposition du prochain Plan loup. Les syndicats notent des avancées mais restent très insatisfaits.

«Des progrès, mais peut mieux faire », assène à chaud Michèle Boudoin, de la Fédération nationale ovine (FNO), après la réunion avec l’Administration, le 10 novembre à Lyon. Le droit de défense des troupeaux semble avoir été intégré au nouveau plan, « mais il reste toujours encadré par des plafonds ». La présidente de la FNO reste sur sa position de « Zéro attaque sur les troupeaux ». « Il faut pouvoir apprendre au loup à avoir peur d’approcher des troupeaux », insiste-t-elle. Pour la Coordination rurale, « la cohabitation est impossible avec le prédateur ». Le syndicat souhaite donc que la façon d’appréhender le loup sur le territoire soit modifiée en profondeur, sur le même principe que dans d’autres États membres. « Une dizaine de pays de l’UE (dont l’Espagne, la Bulgarie, la Grèce et la Pologne) ont refusé de ratifier la convention de Berne et la directive habitats dans leur intégralité […], ce qui implique une protection moins absolue, permettant ainsi une plus grande latitude pour prendre des mesures de contrôle des populations. »

Détresse occultée

Pour la Confédération paysanne, « la détresse des éleveurs n’est toujours pas prise en compte, car la notion de plafond de prélèvement de loups est encore au centre du dispositif malgré l’échec des plans précédents ». Elle regrette que la demande de réaliser des prélèvements en fonction des attaques sur les troupeaux n’ait pas été prise en compte. Idem pour les tirs de défense en cœur de parc, « toujours pas à l’ordre du jour ».

La conditionnalité entre indemnisation des victimes et moyens de protection a été modifiée. Insuffisant, là encore. « Le plan se fixe un objectif seuil de 500 loups avant la fin du quinquennat, mais ne répond [pas] à la question centrale pour nous : combien d’éleveurs et bergers en 2023 et avec quel modèle d’élevage ? », interpelle le syndicat.

Marie-France Malterre
L’Usapr désabusée

Les élus de l’Union pour la sauvegarde des activités pastorales et rurales (Usapr) sont eux aussi très déçus par cette proposition. « Ce plan est intolérable pour les professionnels de l’élevage tout comme pour la vie des territoires, a commenté son président, Pierre-Yves Bonnivard. On continue dans la même logique de protection et de quotas, alors que ça fait 25 ans qu’on voit que ça ne fonctionne pas. »

Imprimer Envoyer par mail Commenter
En direct
Afficher toutes les actualités

Cet article est paru dans La France Agricole

Transmission & Patrimoine : tous les conseils pour passer le relais !