«Reconquérir des parts de marché sur les importations », tel est l’objectif du plan d’actions volontaires à l’horizon 2025 de l’interprofession de la volaille de chair (Anvol) présenté à Paris, le 11 février. « La consommation dynamique de viande de volaille ne profite pas à la production française », appuie Éric Cachan, secrétaire général d’Anvol.

Pour répondre aux attentes du marché intérieur, « nous devons développer la production de volailles sous signe de qualité mais aussi de volailles standard, selon les besoins de la consommation à domicile et de la restauration hors foyer », souligne Anne Richard, directrice d’Anvol. D’ici à 2025, la filière promet d’élever 50 % des animaux avec un accès à la lumière naturelle, « dont 20 % en systèmes parcours et 30 % en poulaillers équipés de fenêtres ».

L’interprofession se dit également prête à s’engager dans l’European Chicken Commitment, qui exige notamment l’emploi de souches à croissance intermédiaire et une densité maximale de 30 kg de poids vif au mètre carré. « Il est néanmoins indispensable que le prix soit cohérent avec les surcoûts induits, qui s’élèvent à 27 % en sortie d’élevage », complète la directrice d’Anvol.

V. Guyot