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Un cas d’ESB dont l’origine reste à préciser

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Il appartient à l’EFSA et à l’Anses de comprendre l’origine des cas sporadiques d’ESB. © j.p. Amet

La France perd son statut de « pays à risque négligeable » au regard de l’ESB, pour retrouver celui de « pays à risque maîtrisé ».

La suspicion s’est transformée en certitude. Le 24 mars, le ministère de l’Agriculture a confirmé un cas d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) chez une vache de race salers de cinq ans, « décédée prématurément dans un élevage des Ardennes ». Le ministère a également annoncé l’abattage de la cohorte de l’animal malade, c’est-à-dire les bovins du troupeau nés de un an avant à un an après l’animal atteint, ainsi que sa descendance née dans les deux ans précédant sa mort. Dans l’élevage concerné, il s’agit d’animaux nés entre avril 2010 et avril 2012, ainsi que tous les veaux de la vache positive nés entre mars 2013 et mars 2015. Les cadavres seront incinérés.

« Ce cas isolé a été notifié ce jour à la Commission européenne et à l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), signale le ministère. Il s’agit du troisième cas isolé d’ESB de ce type détecté en Europe depuis 2015. » Conformément à la réglementation européenne, la Direction générale de l’alimentation a également adressé une instruction technique à ses services pour modifier la liste des tissus considérés comme MRS (matériels à risque spécifiés) pour les bovins abattus en France.

L’export peu concerné

Conséquence, la France perd son statut de « pays à risque négligeable » au regard de l’ESB, pour retrouver celui de « pays à risque maîtrisé ». L’impact sur les marchés devrait néanmoins rester limité. Aucune restriction de circulation des viandes et des animaux vivants n’est prévue au sein de l’UE. Or cette destination concerne plus de 95 % des exportations françaises.

« La détection de ce cas isolé atteste de l’efficacité de notre système de surveillance mis en place en France tout au long de la chaîne alimentaire », se félicite le ministère. Il est néanmoins indispensable de comprendre l’origine de ces cas sporadiques. C’est à la Commission de saisir l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), en lien avec l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), pour qu’elles se penchent dessus.

E. C.
Aucun risque pour les consommateurs

« La détection de ce cas [d’ESB] n’a aucune conséquence pour le consommateur », a tenu à rassurer le ministère de l’Agriculture, dès l’annonce de sa confirmation.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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