«En ce qui concerne le label bas carbone, nous sommes loin d’avoir l’outil de comptage adéquat », a lancé Christian de Perthuis, économiste du climat, lors du colloque de la FC2A (commerce et négociants) à Tours (Indre-et-Loire), le 3 décembre.

Si le label bas carbone voit peu à peu apparaître des systèmes de mesure (MyEasyCarbon, Carbon Extract, etc.), « il est difficile d’intégrer les valeurs liées à la biodiversité », ajoute l’économiste. En effet, certaines pratiques peuvent être efficaces à court terme, mais générer des effets néfastes sur l’environnement à moyen terme. De plus, seul le stockage de carbone supplémentaire est pris en compte dans le label, pas le stock de base.

Pour Samuel Vandaele, président de Jeunes agriculteurs (JA), « avant d’envisager de compenser les émissions, il faut avant tout les réduire, consommer moins de gazole et moins de nitrates », insiste-t-il. Le syndicat travaille pour que le label bas carbone soit multiplié en Europe ainsi qu’au Québec.

Aude Richard