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Les éleveurs haussent le ton

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Comme le veutla traditiondu Space,le fleuron dela génétique bovine était présentéau public. © Photos : C.Faimali/GFA

Lors du grand rendez-vousde rentrée des filières d’élevage, les professionnels ont fait valoir leurs multiples inquiétudes.

«Nous n’avons plus rien à manger pour nos animaux. Nous allons vers une catastrophe ! », alerte un éleveur de salers - race à l’honneur cette année au Space - auprès de Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture, lors de l’ouverture du salon, le 10 septembre à Rennes (35). Après deux années consécutives de sécheresse, les ressources fourragères manquent. « Nous achetons de la paille à 140 €/t. Ce n’est pas acceptable », poursuit l’agriculteur originaire du Cantal.

« Non aux accordscommerciaux »

Les difficultés liées à la sécheresse n’étaient pas les seules préoccupations des professionnels. Un front syndical s’est soulevé contre les accords de libre-échange avec les pays du Mercosur et le Canada (Ceta). « Nous ne voulons pas que les paysans soient sacrifiés pour vendre des voitures », lance Nicolas Girod, secrétaire général de la Confédération paysanne. « N’importons pas l’agriculture que nous ne voulons pas », scandent la FNSEA et Jeunes Agriculteurs. « Je l’ai dit à plusieurs reprises, le Mercosur, c’est fini ! », s’est défendu Didier Guillaume. Quant au Ceta, « l’accord est bon, notamment pour la filière laitière et les vins et spiritueux. Je comprends les inquiétudes pour la viande bovine. Mais en deux ans, nous n’avons importé que 12 t de viande canadienne. À l’inverse, la France n’a exporté que 300 t de viande bovine vers la Chine depuis un an, après dix-sept ans d’embargo. La filière n’est pas à la hauteur de ses enjeux ».

Les suites des États généraux de l’alimentation (EGA) laissent également les éleveurs sur leur faim. « Cette année, le prix du lait payé aux producteurs a progressé en moyenne de 15 €/1000 l, détaille Thierry Roquefeuil, président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL). Seuls 7 € sont imputables aux EGA. » « Le compte n’y est pas, concède le ministre. En dessous de 350 €/1000 l, c’est un scandale. »

Si le secteur porcin connaît, depuis le printemps, une conjoncture plus favorable, la peste porcine africaine continue de menacer la filière française. « La validation du principe de régionalisation par la Chine est indispensable », estime François Valy, président de la Fédération nationale porcine (FNP). « Je ne travaille qu’à cela, lui répond Didier Guillaume. La France remplit les conditions fixées par la Chine. Mais nous sommes pour l’heure indemnes du virus et nous le resterons. »

Vincent Guyot

Lors de sa visite, Didier Guillaumea tenté de répondre aux nombreuses préoccupations des éleveurs.
Inel d’or 2019

La 29e édition des trophées des Inel d’Or, organisée par L’éleveur laitier et La France agricole pour récompenser les innovations en élevage laitier, s’est déroulée la veille de l’ouverture du Space. Neuf nouveautés ont été récompensées par les jurys d’experts et six mentions spéciales attribuées, sur un total de 72 candidats. Une fois encore, c’est un excellent cru. Retrouvez le palmarès complet sur www.lafranceagricole.fr et www.eleveur-laitier.fr.

Des solutions pour le quotidien

Les constructeurs français ont répondu présents au Space pour dévoiler leurs innovations. Bélair revient notamment avec une machine pour charger, démêler et distribuer une balle sans descendre de la cabine. Toujours dans la distribution de la paille, Emily présente V-cut, qui dispose d’un boîtier externe pour couper et retirer aisément et en toute sécurité la ficelle. La mise en place de la clôture pour les pâturages se mécanise également avec le dispositif de Brard et Saran pour la mise en place des piquets et des fils sans descendre de son véhicule.

Loris Coassin

Grâce à une météo clémente, les visiteurs ont pleinement profité des espaces extérieurs. © C.Faimali/GFA
Votre analyse marché - Porcs

Cours égal

Le prix de base du porc s’est établi à 1,345 €/kg ce jeudi 29 juillet 2021, au Marché du porc breton (MPB) de Plérin, dans les Côtes-d’Armor.
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Cet article est paru dans La France Agricole

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