Intervenu pour clore le Grand Rendez-Vous de la souveraineté le 18 mai, le président de la République Emmanuel Macron a détaillé trois leviers sur lesquels il souhaite travailler pour améliorer notre souveraineté alimentaire.

Des prix justes

« La loi Egalim a permis des avancées, a-t-il déclaré. [...] mais il faut compléter le travail. » Le président compte aussi sur le projet de loi porté par le député Grégory Besson-Moreau (LREM) pour « changer en profondeur les négociations commerciales ».

Lutter contre
la concurrence

Interrogé sur l‘Union européenne (UE), Emmanuel Macron a rappelé qu’elle constituait une opportunité de marché pour les producteurs français. Cependant, le président a souligné militer pour que « chaque pays de l’UE avance au même rythme ». Vis-à-vis des pays hors UE, il défend l’application de la « clause miroir » pour imposer nos normes aux autres pays, en écho aux propos du ministre de l'Agriculture intervenu un peu plus tôt. « Les clauses miroirs doivent être une priorité de la présidence française de l'UE (1) », a-t-il insisté, rappelant qu’une partie de notre alimentation dépendait actuellement de systèmes ne respectant pas nos standards de production.

Prévenir les aléas

Le président est revenu sur la nécessité de réformer les outils assurantiels pour faire face aux aléas climatiques, et d’y faire intervenir la solidarité nationale. La tenue prochaine du Varenne de l’eau devrait permettre de « débloquer beau­coup de petits projets de retenues d’eau », a-t-il confirmé. Par ailleurs, Emmanuel Macron a assuré être pragmatique quant à l’objectif européen de réduction des produits phyto­sani­taires. « Je ne laisserai jamais les agriculteurs sans solution. [...] On peut avancer sur des alternatives ou des substituts », a-t-il souligné.

A. G. et B. Q.

(1) Du 1er janvier au 30 juin 2022.