«Maintenant que le seuil des 500 loups est atteint, comment les territoires ruraux et ceux qui y vivent peuvent-ils avoir un avenir ? », interrogent les participants (*) aux Rencontres de la montagne, le 6 octobre, à Buis-les-Baronnies, dans la Drôme.

Organisée par les élus de l’Union pour la sauvegarde des activités pastorales et rurales, cette cinquième édition fait le constat toujours plus alarmant des conséquences de la prédation sur l’élevage et les territoires.

Augmenter le nombre de chiens

« Le loup est en train d’exclure l’élevage de plein air des paysages ruraux », déclare Laurent Garde, du Centre d’études et de réalisations pastorales Alpes-Méditerranée (Cerpam).

Yann Rudant, jeune éleveur du département, est venu témoigner de la violence des attaques subies sur son troupeau et du traumatisme qu’il vit avec sa compagne. Il était pourtant convaincu que la cohabitation avec le prédateur était possible. Il a renforcé la protection et possède désormais douze chiens.

La résolution sur le pastoralisme, votée la semaine dernière à une large majorité, peut constituer un espoir. Patricia Morhet-Richaud, sénatrice des Hautes-Alpes et auteur du texte, était présente lors de ce rendez-vous. Elle a souligné que son texte constituait un point de départ et non un aboutissement.

M.-F. M.

(*) À côté des élus de tous partis, de nombreux responsables professionnels agricoles, tous syndicats confondus, ont participé à la journée de débats.