Deux tiers des agriculteurs spécialisés dans le domaine des grandes cultures déclarent ne pas avoir le moral. Lors des Assises de l’agriculture et de l’alimentation, organisées les 15 et 16 octobre à Rennes (Ille-et-Vilaine), le politologue Jérôme Fourquet a présenté les résultats d’un sondage, mené par l’Ifop pour Ouest-France, sur l’état d’esprit des agriculteurs. Et si « celui-ci varie selon la production et la région », a-t-il indiqué, il ressort que les céréaliers se montrent inquiets pour leur avenir. La palme de l’optimisme revient à la viticulture, au maraîchage, à l’horticulture et à l’arboriculture, avec deux tiers des exploitants confiants. Le moral est aussi élevé dans les secteurs porcin et de la volaille. Le résultat est plus en demi-teinte en polyculture-élevage avec une moitié d’optimistes.

Parmi les appréhensions pointe, pour l’ensemble, l’impact du climat. Viennent ensuite la volatilité des cours et l’agribashing. La majorité estime qu’un rapport de force plus équilibré avec la grande distribution, ainsi que les industriels améliorerait leur avenir.

Rosanne Aries