La filière semencière a été « relativement préservée » par les effets du confinement, car considérée comme prioritaire, a déclaré Claude Tabel, président de l’Union française des semenciers (UFS), le 8 juillet. Seul le secteur des semences potagères, florales et du gazon a souffert de la fermeture des jardineries, et le cumul des pertes dépasse 9 M€, estime l’UFS. Le Syndicat des trieurs à façon de France (Staff) appelle cependant à la vigilance pour l’avenir, face aux difficultés rencontrées cette année qui pourraient se reproduire. 7 % des blés tendres d’hiver n’ont pas pu être implantés à l’automne à cause des conditions humides, faisant pression sur l’approvisionnement en semences de printemps. Si beaucoup d’agriculteurs ont eu recours à la semence de ferme, tous n’ont pas eu la possibilité de semer ce qu’ils voulaient, déplore le Staff.

J.P.