Lors d’un débat devant les 150 membres de la convention citoyenne pour le climat le 14 décembre 2020, Emmanuel Macron a annoncé sa volonté de voir naître un « score carbone ». Dans le même temps et dans la perspective de cet affichage, l’Administration a publié « une base de données, Agribalyse, […] fondée sur la méthode de l’analyse du cycle de vie (ACV) » des produits, informe Interbev.

La filière de l’élevage et de la viande y dénonce « un biais majeur lorsqu’il s’agit d’analyser l’empreinte environnementale des produits issus de l’élevage » et demande la suspension de la base de données. La Confédération paysanne et 16 autres organisations sont également vent debout. Elles estiment que la méthode de calcul « ne prend pas correctement en compte les atteintes à la biodiversité et l’impact des pesticides » et « risque de promouvoir l’agriculture intensive ». Des biais dénoncés aussi par l’Institut technique de l’agriculture biologique (Itab). « Les impacts étant rapportés à l’unité fonctionnelle massique, donc au rendement, [les résultats] pénalisent les systèmes extensifs, bio, et les territoires à faible potentiel productif », selon l’institut.

M.S. et B.L.