«La désertification vétérinaire est le dernier signe avant la désertification agricole », estime le sénateur Laurent Duplomb, également agriculteur, à l’origine du dispositif voté par le Sénat le 8 juillet. Le texte, « inspiré des mécanismes permettant de lutter contre les déserts médicaux », permet aux collectivités territoriales qui le souhaiteront de « distribuer des aides à l’installation et au maintien des vétérinaires », dans les zones tendues déterminées par le ministère de l’Agriculture. Elles pourront également verser « des indemnités d’étude et de projet professionnel à des étudiants s’engageant, en signant une convention, à exercer sur leur territoire s’il se situe dans une zone désertée. »

Car sur le terrain, la situation devient urgente. Dans son atlas démographique, l’ordre des vétérinaires constate que 40 départements sont concernés par le phénomène de désertification vétérinaire, « notamment dans des zones à faible densité d’élevage ».

Malgré l’augmentation du nombre de professionnels inscrits au tableau de l’ordre, le nombre de vétérinaires spécialisés dans les animaux d’élevage a reculé de 15 % sur les cinq dernières années.

Vincent Guyot