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Salmonelle : les ennuis continuent pour Lactalis

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Le site mayennais de Craon est à l’arrêt total jusqu’à nouvel ordre. © PH. MONTIGNY/FILIMAGES

Les rappels des produits issus de l’usine de Craon se sont succédé tout au long du dernier mois de l’année. Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris le 22 décembre.

Série noire pour le n° 1 mondial du lait. Le 2 décembre dernier, vingt cas de salmonellose chez des enfants ayant consommé du lait infantile issu du site mayennais de Craon sont signalés. Douze lots sont rappelés dans la foulée. Le 10 décembre, le ministère de l’Économie ordonne le rappel de six cents lots supplémentaires, jugeant que « les mesures prises par l’entreprise n’étaient pas de nature à maîtriser le risque de contamination de produits destinés à l’alimentation d’enfants en bas âge ». Lactalis annonce alors la fermeture de l’usine de Craon pour un audit complet.

Le 21 décembre, l’industriel décide de rappeler l’ensemble des produits infantiles fabriqués sur le site depuis le 15 février 2017, soit sept cent vingt lots supplémentaires. « Une contamination dispersée s’est installée dans notre usine de Craon à la suite des travaux réalisés au premier semestre 2017 », a déclaré Lactalis. Le lendemain, le parquet de Paris ouvrait une enquête pour « blessures involontaires, mise en danger de la vie d’autrui et tromperie aggravée par le danger pour la santé humaine ».

Collecte inchangée

Du côté des producteurs, « il n’y a pas de conséquences pour la collecte laitière, souligne Caroline Hopu, responsable de la communication chez Lactalis. Les volumes destinés à l’usine de Craon sont redirigés vers d’autres sites du groupe. » En revanche, pas de communication officielle auprès des éleveurs. « Nous avons simplement eu un point de situation lors de notre dernière rencontre avec Lactalis début décembre, indique Claude Bonnet, président de l’Unell (1). Au travers des communiqués successifs, nous avons compris que nous n’étions pas en cause dans cette affaire. »

Vincent Guyot

(1) Union nationale des éleveurs livreurs Lactalis.

Inquiétudes pour l’export

« En France, les derniers investissements industriels ont concerné les poudres infantiles, observe Claude Bonnet, président de l’Union nationale des éleveurs livreurs Lactalis. Le risque est que cette contamination pénalise les débouchés à l’export. »

Selon Jean-Marc Chaumet, de l’Institut de l’élevage, « les médias chinois ont largement couvert la crise chez Lactalis. Mais il est trop tôt pour mesurer l’impact sur le commerce des produits français. »

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Cet article est paru dans La France Agricole

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