« Il faut une modification de la législation, de façon à appliquer la même régulation aux sociétés qu’aux exploitations individuelles », plaide le président de la Fédération nationale des Safer, Emmanuel Hyest. Les sociétés agricoles sont dans le collimateur de la Safer depuis longtemps. Avec la loi d’avenir, elle a obtenu un droit de regard sur leur activité mais pas la possibilité d’intervenir sur une vente, à moins qu’elle concerne la totalité des parts sociales.

L’affaire très médiatisée des investisseurs chinois dans le Berry lui a permis d’obtenir l’oreille attentive des élus à ses revendications. Ainsi, la loi Sapin II, en discussion à l’Assemblée nationale à partir du 6 juin, comporte déjà deux amendements relatifs au foncier agricole. Le premier concerne le contrôle des prises de participation dans les sociétés agricoles par les CDOA et le second vise à étendre le droit de préemption des Safer. Interrogé sur le sujet, le rapporteur du texte, Dominique Potier, a avoué à demi-mot que l’encadrement juridique de ces deux amendements n’était pas encore trouvé. P.B.