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60 projets devraient être autorisés d’ici 2022

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Les retenues vont « se faire sur des projets de territoire discutés » avec les écologistes, a affirmé Didier Guillaume, appelant au « pragmatisme». © C. Watier

Le ministre de l’Agriculture a défendu le stockage de l’eau à la télévision.

«On ne va pas regarder la pluie tomber du ciel pendant six mois et la chercher les six autres mois de l’année, a déclaré Didier Guillaume le 29 août dernier sur le plateau de CNews. Il s’agit de capter l’eau de pluie, de la retenir dans des retenues collinaires, […] pour pouvoir la restituer après dans les sols lorsqu’il y a sécheresse. » Le cabinet du ministre a ensuite précisé que l’objectif est de parvenir à soixante retenues d’eau d’ici à 2022. Les instructions des projets devraient démarrer en 2019.

Sécheresse électrochoc

Jean-Luc Capes, responsable du groupe Eau à la FNSEA, salue cette prise de parole. « Nous aimerions entendre le ministère de l’Écologie se positionner avec la même dynamique », signale-t-il, rappelant que ce sujet relève de ce dernier. « Il est encore difficile de faire bouger les choses », estime-t-il, en espérant que la sécheresse soit un électrochoc.

La Confédération paysanne, a pour sa part, souligné via un communiqué que les bassines de Poitou-Charentes, contestées, « ne sont pas des retenues collinaires et ne se remplissent pas avec l’eau de pluie. Il s’agit de pomper dans les nappes et les cours d’eau ».

Lors de son interview, Didier Guillaume a affirmé avoir « obtenu une instruction » avec le ministère de l’Écologie pour « à nouveau faire des retenues d’eau ». Celle-ci date du 7 mai 2019 et traite de la généralisation des Projets de territoire pour la gestion de l’eau (PTGE). Ces derniers concernent l’irrigation, mais également le soutien d’étiage.

Hélène Parisot

Sous la moyenne

« De l’eau, nous en avons », affirment la FNSEA, les JA et Irriguants de France dans un communiqué commun. « Notre pays dispose de la seconde ressource en eau renouvelable en Europe. Comment alors comprendre que la France a un taux d’irrigation inférieur à la moyenne européenne, derrière le Danemark et les Pays-Bas ? », s’interrogent-ils.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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