«C’était important de continuer à montrer notre soutien complet et entier à l’égard du monde agricole, de l’ensemble des filières et de continuer les travaux lancés il y a 3 ans avec les État généraux de l’alimentation », a introduit le chef de l’État avant une table ronde organisée sur la ferme. Plusieurs acteurs de la filière laitière étaient réunis autour de Serge Papin, l’ancien patron de Système U, missionné fin 2020 par le ministre de l’Agriculture pour aller plus loin sur la loi EGalim et améliorer la répartition de la valeur dans la chaîne agroalimentaire. « Le lait fait partie des filières qui me rendent optimiste, si on tient collectivement les efforts réalisés et si on protège cette valeur », a affirmé le chef de l’État, conscient des difficultés rencontrées dans d’autres secteurs comme la filière bovine.

Davantage de transparence

Serge Papin a formulé trois recommandations, avant-goût du rapport qu’il rendra au ministre en avril : les indicateurs de coût de production doivent figurer dans les contrats commerciaux « quitte à aménager la LME (loi de modernisation de l’économie qui régit les négociations sur les produits de grande marque) pour rendre les indicateurs incontournables », la mise en place d’un outil permettant la transparence des négociations avec l’intervention d’un tiers de confiance et une contractualisation pluriannuelle pour « sortir du rapport de force » où les producteurs sont la variable d’ajustement. Emmanuel Macron l’a assuré de son soutien, se disant ouvert à un passage par la loi pour accompagner ces changements. « Pour réussir cette bataille, je rejoins ce qu’a dit Serge Papin, nous irons dans le sens de la plus grande transparence. »

Marie Salset