« Je ne comprends pas pourquoi les éleveurs ne touchent que 0 à 1,5 € pour le kilo de laine vendu », s’est exclamé Jean-Roch Lemoine, de la Fédération nationale ovine, lors des Rencontres nationales de la laine qui réunissaient, les 18 et 19 septembre à Saugues, en Haute-Loire, les acteurs et les experts de la filière. « Et encore 1,5 €/kg, le chiffre reste à vérifier », ironise-t-il. Pourtant, la laine regorge d’atouts. C’est un produit isolant, solide, léger, hypoallergénique…, qui trouve des utilisations aussi bien dans l’habillement que dans l’ameublement. Sauf que son cours mondial n’a jamais été aussi bas. Des éleveurs doivent même payer pour la destruction de la matière (150 €/t) lorsqu’ils ne trouvent pas preneur. Il faut « 3 €/kg pour que l’éleveur soit rémunéré au plus juste », selon l’évaluation du programme de coopération autour de la valorisation de laine locale Défi-laine. Des initiatives locales présentées lors des rencontres vont dans ce sens, mais les volumes restent mesurés. La recherche (lire page 33) peut elle aussi donner de nouvelles perspectives au produit.

M.-F. M.