Les services de remplacement ont dû faire face en 2017 à la montée en puissance de l’aide au répit. La mesure prévoyait de financer le remplacement, sur son exploitation, d’un agriculteur en situation d’épuisement professionnel, durant au moins sept jours. Et pour financer cette prise en charge, le gouvernement avait prévu un budget à hauteur de 4 000 agriculteurs bénéficiaires, au maximum. Seulement ce nombre aurait largement été dépassé. « Les demandes sont allées bien au-delà des 4 000 prévues, explique Franck Laur, directeur du service de remplacement. Ce sont donc finalement les caisses de MSA, sur leurs fonds propres, qui ont pris le relais pour financer ces remplacements. » L’aide au répit a pris fin le 31 décembre 2017. Et l’on ignore encore si le gouvernement prévoit de reconduire la mesure. Ce qui est certain, c’est que l’attente est forte. Pour rappel, pour bénéficier de l’aide au répit, l’exploitant devait être en mesure de produire un certificat établi par un médecin ou, le cas échéant, une évaluation d’un travailleur social de la MSA attestant de son épuisement professionnel.

Rosanne Aries