«Ils se moquent de nous, s’agaçait Christiane Lambert, fustigeant les distributeurs. Ils ont trouvé des moyens pour contourner la loi sur les promotions. Nous avons demandé un renforcement des contrôles », expliquait la présidente de la FNSEA au micro d’Europe 1, le 10 décembre.

Des engagements

La réponse ne s’est pas fait attendre. Sur 4 500 contrôles sur l’encadrement des promotions, réalisés depuis l’entrée en vigueur de la mesure, 13 % ont révélé des anomalies, indiquait la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, Agnès Pannier-Runacher, après le comité de suivi des négociations commerciales, organisé le même jour. Avec le ministre de l’Agriculture, cette dernière a expliqué que la DGCCRF (1) maintiendra « une pression élevée de contrôle » et que « le gouvernement n’hésitera pas à agir si les nouvelles règles du jeu ne sont pas respectées ».

Dans un courrier du 6 décembre, la FNSEA et JA avaient appelé les grandes surfaces, les industriels, les entreprises de l’agroalimentaire, les coopératives et les organisations de producteurs à « appliquer et respecter la loi ». « La construction du prix en marche avant et la prise en compte des indicateurs de coût de production doivent être une réalité. Nous attendons des engagements de chacun des maillons en ce sens », martèlent les deux syndicats. La FNSEA et JA épinglent aussi le gouvernement. « Nous veillerons à ce que l’État ne cautionne aucun contournement, tel que le cagnottage, les prix chocs, l’éventail de produits offerts, etc. » Ils exigent que « chacun prenne ses responsabilités pour mettre fin à la guerre des prix ».

Même revendications du côté de Coop de France, qui demande des « réalisations concrètes » et estime que « la guerre des prix ne doit pas se reporter sur les produits de MDD ».

Le gouvernement a donné rendez-vous, le 16 janvier, pour le prochain comité de suivi des négociations.

M. Salset

(1) Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.