Le relèvement du seuil de revente à perte (SRP), imposé par la loi alimentation, est entré en vigueur le 1er février. Les distributeurs ont désormais l’obligation de vendre tous leurs produits, même les produits d’appel de faible marge, à une valeur supérieure d’au moins 10 % à leur prix d’achat. Au micro de la radio France Inter, le 30 janvier, Didier Guillaume a précisé que seulement 4 % des produits alimentaires ont vu leurs tarifs augmenter au 1er février. « Ce que je demande aux grandes surfaces, c’est de trouver le moyen de répartir les marges différemment, l’objectif est que les produits agricoles soient vendus à leur juste valeur », répétait le ministre de l’Agriculture. Reste à savoir si les distributeurs vont entrer dans le jeu du « ruissellement » et répercuter les hausses sur les prix payés aux producteurs. Rien n’est moins sûr, mais le ministre se veut positif. Tout en concédant un léger retard pour la viande, il se félicite de la bonne marche des négociations commerciales dans la filière du lait (lire ci-contre). Verdict dans un mois, à la clôture des négociations.

M.Salset