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Rejet massif d’une gestion différenciée du loup

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Les éleveurs souhaitent que la notion de « non protégeabilité » des troupeaux soitclairement définie. © J.- L. Guet/Biosphoto

Les syndicats et les élus ont réaffirmé leur opposition à la gestion différenciée du prédateur lors de la réunion de Groupe national loup le 7 mai à Lyon.

«Nous voulons une gestion du loup équitable pour l’ensemble des éleveurs dans tout l’Hexagone, déclarait Claude Font, en charge du dossier loup à la Fédération nationale ovine (FNO). Pour cela, nous souhaitons que les notions de “non protégeabilité” des troupeaux et de “conditionnalité” soient clairement définies. »

Inacceptable

Pour la Confédération paysanne, la différenciation régionale n’est pas acceptable non plus. « C’est parce que la mise en place des moyens de protection en Lozère et dans l’Aveyron représenterait des sommes très importantes que l’État propose de les classer en zones non protégeables, s’indigne Thomas Vernay, de la Confédération paysanne. Ce projet tend à sacrifier les départements alpins qui subissent la prédation depuis plus de vingt ans. » C’est un sentiment partagé par les élus de l’Usapr (Union pour la sauvegarde des activités pastorales et rurales) qui assistaient pour la première fois à cette réunion regroupant une centaine de personnes autour du préfet coordonnateur. « Il faut de meilleures conditions d’élevage pour tout le monde, et non pas éviter le pire à certains », déclarait Jacqueline Dupenloup, de l’Usapr.

Les représentants de la FNSEA, de JA, de la FNO, de l’APCA et de la FNB ont également profité de la réunion pour demander, « à ce que les éleveurs disposent d’un droit de défense permanent, déconnecté des plafonds de prélèvement à fixer, afin de protéger leur troupeau comme le leur avait promis Stéphane Travert, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation. »

M.-F. M

Publication du plan d’actions ours 2018-2028

L’État vient de mettre en ligne le plan ours dont l’ambition est d’atteindre une population d’au moins cinquante individus matures dans les Pyrénées françaises. Nicolas Hulot a déjà annoncé, au début de l’année, qu’il renforcerait le noyau occidental en lâchant deux ourses femelles.

Dans le plan, le ministère de l’Écologie précise la politique d’accompagnement pour les éleveurs avec des appuis pour la formation des éleveurs et des bergers aux techniques de protection contre la prédation. Un soutien humain est également mentionné pour « renforcer la surveillance des troupeaux confrontés aux attaques répétées ou importantes », tout comme « un appui financier pour améliorer le système d’indemnisation des dommages d’ours. »

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Cet article est paru dans La France Agricole

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