À l’issue de la réunion, le 18 février, du Comité national de gestion des risques en agriculture (CNGRA), 3 départements sur les 27 présentés ont vu leur demande de recon­naissance de l’état de calamité agricole à la suite de la sécheresse­ refusée. Il s’agit du Lot, du Cantal et de la Haute-Vienne.

Une enveloppe de 75 millions d’euros sera attribuée à la place des 132 millions d’euros attendus. Le ministère de l’Agriculture a rappelé que la décision n’avait pas reposé sur des critères budgétaires, mais objectifs et techniques. Toutefois, ces mé­thodes basées sur des données satellitaires « avançaient des pertes moindres », dénonce la Confédération paysanne dans un communiqué. Pour JA et la FNSEA, « la méthode d’appréciation du caractère exceptionnel et des niveaux de pertes n’est plus à même de répondre à cette succession d’évènements climatiques ».

En attendant, des dispositifs de suspension de charges sociales devraient être mis en place auprès des exploitants qui en ont besoin dans le Lot, le Cantal et la Haute-Vienne. La décision de suivre ou non l’avis du CNGRA revient au ministre de l'Agriculture.

A. Gambarini