En dépit des actions et de la mobilisation de fonds publics (environ 400 millions d’euros en 2018), la Cour des comptes française a dressé, le 4 février 2020, un bilan réservé du plan Ecophyto. Elle demande plus de transparence au niveau de la dépense des fonds publics et de la consommation des produits, et conseille de « publier et rendre accessibles, chaque année, les données et les analyses rendant compte de la politique menée, des substances actives émises et de leurs effets sur la santé humaine ainsi que l’environnement ».

Le lendemain, la Cour des comptes européenne a, elle, épinglé les États membres, estimant que plusieurs d’entre eux ont pris du retard et « n’ont pas encore transposé intégralement la directive sur un emploi des pesticides compatible avec le développement durable ».

Céline Fricotté