En 2016, pour la première fois, la France a importé un volume de viande de volaille supérieur à celui exporté. La restauration hors domicile (RHD) est un secteur fortement consommateur de marchandises étrangères, avec 90 % de poulet standard importé.

Pour Jean-Yves Menard, le président du CIPC, pas de doute, la reconquête du marché intérieur, et particulièrement celle du secteur de la RHD, doit être la priorité de la filière. D’autant que « la hausse de la consommation nationale (+4,4 % en 2016) profite davantage à l’importation (+4,2 %) qu’à la production (+0,5 %), constate Vincent Chatellier, ingénieur de recherche à l’Inra. 43 % de la volaille consommée en France est importée ». Le sujet était au cœur de l’assemblée générale des interprofessions de la volaille de chair (poulet [CIPC], pintade [CIP], dinde [Cidef], canard à rôtir [Cicar], labels [Synalaf] et équarrissage [ATM avicole]) réunies ce 27 avril à Angers.

Le poulet de demain

« À l’image de ce qui se fait dans les pays du nord de l’Europe, il est nécessaire que tous les acteurs de la filière se réunissent pour définir le type de poulet à produire », estime Olivier Rochard, directeur général de l’entreprise de sélection Hubbard. Les innovations technologiques permettront également de créer de la valeur.

Valérie Scarlakens