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Difficile de trouver des alternatives au cuivre

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La pression des bioagresseurs ciblés par le cuivre est plus forte dans les zones humides (partie nord de la France, le long de la façade atlantique). © Watier-Visuel

Le principal obstacle à la réduction de l’emploi du cuivre est la faible disponibilité d’alternatives apportant une protection comparable.

Les produits cupriques doivent faire l’objet d’une évaluation comparative pour chaque usage afin de leur trouver de potentiels substituants.

Un rapport de l’Anses (1) dresse un premier état des lieux sur les alternatives chimiques et non chimiques au cuivre. Le principal frein à la réduction de son emploi est la faible disponibilité d’alternatives apportant un niveau de protection comparable. Selon l’Anses, « l’utilisation du biocontrôle permettrait de diminuer les quantités de cuivre, mais son efficacité limitée ne permettrait pas de le substituer complètement à celui-ci. »

Complexité en bio

La situation est plus complexe pour les filières bio, car en conventionnel, les substances actives présentent un niveau d’efficacité comparable et même supérieur à celui du cuivre, ajoute l’Anses. Toutefois, le retrait de certaines molécules contribuerait à faire augmenter la place de celui-ci dans ses filières, tout comme la hausse attendue de la part de surfaces bio.

Les alternatives reposent donc sur la combinaison de différentes méthodes, ce qui pourrait nécessiter un accompagnement technique des agriculteurs (OAD, formations…) et occasionner des coûts supplémentaires.

Céline Fricotté

(1) Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.

État des lieux

Le nombre de spécialités à base de cuivre avec une autorisation de mise sur le marché (AMM) est resté assez stable de 2015 à 2021. Si le bio est le plus concerné, l’agriculture conventionnelle utilise plus de cuivre en tonnage, compte tenu de surfaces plus importantes. Le mildiou de la vigne, celui de la tomate et la tavelure du pommier sont les principaux usages de produits cupriques autorisés. Cependant, d’autres emplois – pour lutter contre la cloque du pêcher, le mildiou de la pomme de terre ou les bactérioses des fruits – sont également référencés, pour une dizaine d’AMM.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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