La Fédération nationale des industries laitières privées (Fnil) s’inquiète de la clause de non-négociabilité du prix des matières agricoles évoquée dans le projet de loi Egalim 2. « Sanctuariser les seules matières premières agricoles sans sanctuariser les coûts de transformation ne permettra pas de créer la valeur nécessaire pour l’ensemble de la filière, et en particulier les transformateurs », justifie le syndicat, dans un communiqué publié le 26 avril 2021. Il craint pour la compétitivité de ses adhérents si cela venait à se concrétiser. Pour la Fnil, « seul le renforcement du tarif fournisseur pourra permettre un réel progrès pour les filières alimentaires ».

Pour autant, l’organisation dit partager l’objectif global porté par cette proposition de loi, visant à corriger les failles persistantes de la loi EGalim. La Fnil espère ainsi mettre fin à « la course aux prix bas pratiquée par certains acteurs », au « refus d’appliquer EGalim aux marques de distributeurs ». Elle entend également assister au renforcement du « contrôle des pratiques des distributeurs ».

A. Courty