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Rien n’a changé avec la loi Egalim

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Les prix à la consommation des produits alimentaires ont augmenté de 2,5 % en 2019 (+ 3 % pour le jambon et + 6 % pour les légumes). © gutner archive

L’observatoire de la formation des prix et des marges ne laisse toujours pas entrevoir d’effet positif des États généraux de l’alimentation.

«Je ne vois pas de rupture majeure. Nous observons une certaine augmentation des prix, mais c’est trop tôt pour regarder l’arbitrage entre la marge brute des industriels et la marge brute de la grande distribution. D’autant plus qu’elles subissent des variations assez fortes en général », analyse Philippe Chalmin, président de l’observatoire de la formation des prix et des marges.

Les résultats de l’observatoire pour 2019, présentés le 11 juin, montrent une augmentation moyenne des prix à la production agricole de 1,8 % par rapport à 2018. Les disparités sont fortes selon les filières (+ 22 % en porc à - 6 % en fruits). Les prix des moyens de production ont progressé de 1,6 %. Les coûts de production ont été revus à la hausse, et les rémunérations possibles au regard des prix de vente moyens se tassent dans presque toutes les filières, sauf en porc.

La bonne conjoncture de prix (+ 21 % en moyenne, soit 1,65 €/kg de carcasse) permet aux producteurs de retrouver du résultat. Le coût de production de 1,45 €/kg de carcasse pour 2019, pour une rémunération de 1,8 Smic est couvert.

M. Salset

Pas d’avancée pour les producteurs

La FNSEA et JA dénoncent des prix toujours insuffisants pour couvrir les coûts de production, mais estiment que les trajectoires de prix sont « bien orientées dans certains secteurs ». Ils demandent aux acteurs des filières « d’accélérer les efforts de mise en conformité des relations contractuelles avec la loi ». La Coordination rurale se félicite de l’éclairage fournit par l’observatoire sur la construction des prix, mais critique le manque de représentativité des fermes étudiées. « Pire encore, les données provenant de l’industrie et de la distribution restent déclaratives ! », selon Véronique Le Floc’h, secrétaire générale du syndicat.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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