«S’il faut déconfiner les tonnes à lisier et les épandeurs à fumier pour se faire entendre, nous le ferons », a lancé Daniel Perrin, secrétaire général de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), lors d’une conférence de presse le 30 septembre. À l’approche des négociations commerciales entre transformateurs et distributeurs, le syndicat met la pression sur les acteurs de l’aval pour respecter la loi issue des États généraux de l’alimentation (EGA).

Les coopératives laitières sont en particulier dans le viseur de la FNPL. « Nous avons rencontré les responsables de la coopération laitière cet été et leur avons donné un ultimatum fixé au 15 octobre pour nous présenter des formules de prix qui s’appuient sur l’indicateur des coûts de production interprofessionnel », indique Michel Lacoste, lsecrétaire adjoint du syndicat. « Cet indicateur vise une rémunération de deux Smic par producteur », enchérit Daniel Perrin. Pour ce faire, la FNPL insiste sur l’importance de prendre en compte l’ensemble des volumes destinés au marché intérieur. « Il est grand temps que les marques de distributeurs entrent dans la danse », appuie Marie-Thérèse Bonneau, vice-présidente du syndicat.

Vincent Guyot