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« Pas d’année blanche » pour les négociations

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« Il y a urgence à s’engager dans la relance et à retrouver de la compétitivité », estime Damien Lacombe, président de La Coopération laitière. © La Coopération Laitière

Pour La Coopération laitière, le contexte si particulier de l’année 2020 ne doit pas casser la dynamique des États généraux de l’alimentation.

Indépendamment de la crise sanitaire et sociale, « la filière laitière ne peut pas se permettre de dévier du cap fixé par les États généraux de l’alimentation (EGA) », insiste Damien Lacombe, président de La Coopération laitière, le 3 septembre. Et pour cause, « le nombre de points de collecte a encore diminué de 7 % entre 2018 et 2019. Il faut continuer à créer de la valeur. »

Plusieurs menaces pèsent sur la filière, déjà fragilisée par les récents événements : l’évolution incertaine des marchés et des cours mondiaux et la reprise chaotique­ de la restauration collective (32 % du chiffre d’affaires des coopératives laitières).

Revaloriser le marché­ français

Pour s’en relever, La Coopération laitière en appelle au soutien de l’État (lire l’encadré) et de la grande distribution. « L’année “trois” des EGA doit marquer un tournant décisif pour nous aider à atteindre l’objectif d’une revalorisation de 10 % sur le marché français », indique Damien Lacombe. Concernant les marques de distributeurs (MDD), « le Covid a perturbé les négociations au second trimestre mais le travail continue. »

Le président du syndicat se dit conscient du débat sur le pouvoir d’achat des Français mais n’envisage pas « une année blanche » sur les négociations commerciales, au nom de la pérennité de la filière.

A. Courty

Miser sur le plan de relance

« Il va falloir connecter les différents travaux de la filière laitière avec les financements prévus dans le cadre du plan de relance », note Damien Lacombe. La Coopération laitière souhaite notamment mettre en avant son engagement en faveur de la transition agroécologique (carbone, agriculture biologique, HVE…) et de la cohésion sociale (maillage territorial des laiteries). L’organisation compte aussi sur l’enveloppe prévue pour sécuriser les fonds propres des entreprises, « un levier majeur pour continuer à investir. »

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Cet article est paru dans La France Agricole

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