L’état d’esprit de la loi Egalim a beau « ne pas être remis en cause » et avoir permis « une légère inflation sur les produits laitiers », il faut « aller plus loin », a estimé Julien Denormandie, ministre de l’Agri­culture, lors de l’assemblée générale de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), le 22 avril. L’inversion de la construction du prix « n’est pas actée par tous », déplore Thierry Roquefeuil, président du syndicat.

Le projet de loi Egalim 2 (1), porté par le député Grégory Besson-Moreau (LREM), est attendu au tournant. L’idée d’une sanctuarisation du prix des matières agricoles séduit, « à condition de revoir la loi de modernisation de l’économie (LME) », note Thierry Roquefeuil. Le ministre concède qu’en effet, « une politique sociale ne peut s’exercer au détriment du revenu des producteurs ». En parallèle, le remplacement du système de médiation par un comité de règlement des différends serait un premier pas vers « un modèle plus contraignant », espère Thierry Roquefeuil.

A. Courty

(1) Lire La France agricole n°3901, p.14.