Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

Prix du lait « De 335 à 375 €/1 000 l en 2018 »

réservé aux abonnés

 - -->
Les négociations commerciales entre transformateurs et distributeurs battent leur plein. © Claudius Thiriet

C’est, selon la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), le prix prévisionnel sur l’année, annoncé par les transformateurs aux distributeurs. Avec une inconnue : sur quels volumes de lait ?

En ce début d’année, les négociations commerciales battent leur plein entre les industriels et les enseignes de la distribution. « Tous les menteurs se sont donné rendez-vous », s’agaçait André Bonnard, secrétaire général de la FNPL, lors des vœux du syndicat, le 17 janvier à Paris. Selon lui, « une chose a changé depuis l’an passé. La loi Sapin 2 oblige désormais les transformateurs à faire figurer dans leurs conditions générales de vente (CGV) un prix du lait prévisionnel payé aux producteurs sur l’année à venir (lire l’encadré). »

Si cette contrainte est respectée, les chiffres avancés restent nébuleux. Les valeurs indiquées dans les contrats vont de 335 à 375 €/1 000 l, selon les laiteries, mais il n’est jamais précisé s’il s’agit de lait standard ou à teneurs réelles de TB et TP, de prix de base ou primes incluse. « Un tel écart est incompréhensible, juge André Bonnard. Le marché intérieur est stable et permet une rémunération supérieure à 335 €/1 000 l. Il y a de la valeur à aller chercher. » Pour ce faire, le syndicaliste estime nécessaire d’utiliser « des indicateurs objectivés par l’interprofession, tels que prévu dans le plan de filière ».

Selon le mix-produit

Précision importante, le prix du lait inscrit dans les CGV ne concernerait que les produits faisant l’objet du contrat, en l’occurrence les produits de grande consommation (PGC) vendus en France. Le prix réellement payé au producteur varierait selon le mix-produit de chaque laiterie, et il sera « plus faible [que ceux cités ci-dessus, NDLR], compte tenu de la faible valorisation des produits industriels (beurre et poudre) et, dans une moindre mesure, des PGC exportés », confirme le médiateur des relations commerciales.

Une interprétation en défaveur des producteurs, que la jurisprudence devra trancher. En effet, la loi Sapin 2 a une formulation imprécise, se contentant d’indiquer (article 100), que « les CGV […] indiquent le prix prévisionnel moyen proposé par le vendeur au producteur de ces produits agricoles ».

Vincent Guyot
« Limiter la volatilité »

Thierry Roquefeuil, président de la FNPL, souhaite « limiter la volatilité du prix du lait sur le marché intérieur, qui représente 60 % du lait collecté. Nous sommes prêts à faire valoir la qualité de nos produits dans des cahiers des charges, à condition qu’il y ait une vraie reconnaissance sur le marché national. »

Imprimer Envoyer par mail Commenter
En direct
Afficher toutes les actualités

Cet article est paru dans La France Agricole

Transmission & Patrimoine : tous les conseils pour passer le relais !