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Prix du lait : 0,33 €/litre pour les producteurs de Lactalis

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Visibilité sur le prix du lait… jusqu’en septembre. ©

Un compromis a été trouvé, le 17 juillet dernier, entre l’industriel et l’Union nationale des éleveurs livreurs Lactalis (Unell) pour le troisième trimestre 2017.

«Nous souhaitions un travail trimestriel sur le prix, le compromis obtenu est un premier pas », affirme Claude Bonnet, président de l’Unell.

Dans son communiqué, l’association d’organisations de producteurs annonce l’obtention d’un prix moyen de 330 €/1 000 l pour le troisième trimestre 2017, sur une base TB 38 et TP 32, flexibilité déduite. Il est réparti de la manière suivante : 320 € pour juillet, 330 € pour août et 340 € pour septembre. « Nous préférons communiquer le prix du lait standard que les producteurs connaissent bien et sur lequel ils peuvent se comparer », précise Claude Bonnet.

Même accord mais annonce de prix différente… Lactalis communique, de son côté, sur un prix moyen de 350 €/1 000 l sur une base TB 41 et TP 33, toutes primes comprises et toutes qualités confondues. Il est réparti de la manière suivante : 340 € pour juillet, 350 € pour août et 360 € pour septembre. « Les primes AOP et le lait biologique ne sont pas pris en compte dans les prix annoncés », complète Michel Nalet, directeur de la communication chez Lactalis.

La distribution visée

Comme la majorité des industriels (lire l’encadré), Lactalis demande des augmentations tarifaires à ses clients distributeurs. Daniel Jaouen, directeur général du groupe Lactalis, soutient que « tous nos produits doivent être concernés, que ce soient nos marques nationales ou les marques de distributeurs, et sur tous les réseaux de distribution ». Enfin, s’agissant du prix payé aux producteurs, « les prochaines discussions seront conditionnées aux efforts que voudront bien consentir nos clients distributeurs », conclut Michel Nalet.

Vincent Guyot
La Fnil monte au créneau

Dans un communiqué du 11 juillet 2017, la Fédération nationale de l’industrie laitière (Fnil) reproche à la distribution de ne pas répercuter la volatilité des marchés laitiers sur le prix de vente des produits de grande consommation vendus en magasin. « La distribution s’oppose à renégocier les prix des marques nationales et revalorise timidement certains produits comme le lait UHT », souligne-t-elle.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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