Dans un courrier adressé au préfet coordonnateur du plan loup, le syndicalisme majoritaire et les chambres d’agriculture demandent à relever le plafond des prélèvements des loups de 2 % en 2 %, sans limitation, chaque fois que les troupeaux sont attaqués par le prédateur et dès lors que le plafond a atteint 19 %.

Jusqu’en décembre dernier, l’arrêté expérimental (du 26 juillet 2019), calé sur l’arrêté de février 2018, permettait aux éleveurs de défendre leurs troupeaux à tout moment en cas d’attaque. Depuis la décision du Conseil d’État de décembre, les éleveurs ne peuvent plus effectuer de tir de défense lorsque le plafond est atteint. « Les tirs sans limite sont contraires à la législation », éclaire Claude Font, de la Fédération nationale ovine en charge du dossier de la prédation. D’où l’idée de relever le plafond, pallier par pallier, « sans limitation, chaque fois que les troupeaux sont attaqués et sans entamer le plafond de l’année suivante », soulignent-ils dans leur lettre.

M.-F. M
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