Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, a lancé un contrat, le 6 octobre, sur la tête du loup qui sévit dans le secteur du Brionnais, en Saône-et-Loire, depuis le début de l’été. « Ce tir de prélèvement est possible en dernier recours, mais ici c’est le cas », s’est-elle justifiée.

Cette décision fait suite à la demande de Josiane Corneloup, députée LR de Saône-et-Loire, sensibilisée au désarroi des éleveurs qui subissent la perte de leurs brebis. Celle-ci avait interpellé la ministre à l’Assemblée nationale, indiquant que « ce n’est pas aux éleveurs de modifier leur façon de travailler et de s’adapter au comportement des loups, pas plus qu’ils n’ont à construire des bunkers pour abriter leurs moutons au nom d’une biodiversité irréfléchie par l’État ».

Alors que le prédateur a déjà bouleversé, depuis plus de vingt ans, la conduite d’élevage et la vie des agriculteurs dans de nombreux départements, Barbara Pompili a répondu que le loup était une espèce protégée et qu’elle doit le rester. « Oui le loup est revenu, et nous devons nous y habituer », a-t-elle insisté, même si elle se dit « attentive à la situation des éleveurs ».

M.-F. Malterre