La population de loups poursuit sa progression. Le cap des cinq cents spécimens sera probablement atteint à la fin de l’hiver 2018-2019, a annoncé, le 6 décembre, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), qui commence « d’ores et déjà » à envisager la révision des modalités de gestion du prédateur. Pour l’Union pour la sauvegarde des activités pastorales et rurales (Usapr), « il y a urgence à engager la réflexion sur les modalités de gestion ». Les maires veulent être associés à cette réflexion et estiment qu’il est « temps de s’interroger sur le statut des prédateurs ».

La Confédération paysanne dénonce, quant à elle, la « philosophie globale » de l’État sur le sujet, qui « semble rester la même ». Le syndicat revendique « une sortie de cette logique comptable, qui cristallise les tensions » et des « prélèvements ciblés de loups en situation de prédation sur les troupeaux ».

Pour la Fédération nationale du pastoralisme (FNDP), la remise à plat du plan loup doit débuter tout de suite. L’association rappelle l’augmentation des dégâts et estime que « la priorité est de sauver les élevages de plein air et le pastoralisme ».

M.-F.M.