Deux ministres se sont déplacés à l’assemblée générale de l’interprofession porcine (Inaporc), le 4 juillet à Paris. Mais cet intérêt affiché ne signifie pas forcément accord. Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, a encouragé la filière à entamer collectivement « le travail de montée en gamme » de la production. Dans la ligne des États généraux de l’alimentation, il estime qu’avoir « des exploitations compétitives passe par la segmentation de l’offre et la montée en gamme, pour répondre aux nouvelles exigences des consommateurs ».

Le rôle était plus facile pour Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Il venait parrainer la signature d’un « protocole de collaboration » entre Inaporc, Interbev et la China meat association (CMA, industriels de la viande chinois). « Stratégique », pour l’export de la filière française, selon Guillaume Roué, président d’Inaporc, ce protocole formalise un partenariat déjà noué entre les filières françaises et la Chine.

« Opportunités »

Li Shuilong, président exécutif de CMA, représentait la partie chinoise. Il s’est félicité de « pouvoir accélérer et approfondir notre relation » grâce à ce protocole. « Il y a de nombreuses opportunités pour des échanges commerciaux entre la France et la Chine », forte de 1,4 milliard d’habitants, a-t-il rappelé.

Elsa Casalegno