Comment répercuter l’augmentation du cours du porc qui s’est opérée après la clôture des négociations commerciales entre les industriels de la charcuterie salaison et les distributeurs ? En introduisant « une clause de révision du prix d’achat dans leurs contrats », recommande le médiateur des relations commerciales agricoles, le 1er juillet à la suite de sa saisine par l’interprofession porcine (Inaporc) le 16 avril dernier. Cette clause « prévoirait les modalités d’un ajustement automatique du prix d’achat contractuel, à la hausse comme à la baisse ».

Pour autant, rien ne semble gagné. « Les tarifs des produits ne peuvent être dissociés du plan d’affaires établi lors de ces négociations », a souligné Gérard Cladière, président du groupe en charge de la viande à la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), lors de l’assemblée générale d’Inaporc, le 4 juillet à Paris. Le médiateur demande également aux industriels un « effort de transparence », quant à la part de matières premières issues du porc dans les produits transformés. « Si un industriel livre tous ses secrets, il se met en difficulté », estime Bernard Vallat, président de la fédération des industriels charcutiers traiteurs (Fict).

E.R. et V. G.