Alors que le marché européen est enfin haussier, la Cooperl a décidé, début juillet, de ne pas suivre le cours du Marché du porc breton (MPB) pour payer ses adhérents, comme elle l’avait déjà fait à l’été 2015. Cette décision a suscité une vague de protestations de la part des responsables syndicaux de tous bords, critiquant un choix à l’opposé des intérêts des producteurs, qui plus est de la part d’une coopérative. Le président de la Cooperl, Patrice Drillet, a démenti le fait que son prix soit inférieur. « Nous accompagnons les hausses, explique-t-il. Fin juin-début juillet, nous nous sommes décalés de 2 centimes (en moins), mais cela sera pondéré sur l’année. L’important, c’est que le résultat des adhérents soit meilleur que les autres sur l’année. Et c’est le cas, en 2015 et avant. »

Face à cette polémique, la grande distribution marche sur du velours. La semaine dernière, Intermarché a annoncé qu’il payerait l’ensemble de ses approvisionnements au prix du MPB. Le même jour, Lidl dévoilait un partenariat avec l’abattoir belge Westvlees et le groupement de producteurs de porcs des Monts de Flandres.

E. C.