Alors que la consultation publique sur le plan sur les pollinisateurs doit avoir lieu fin mars, le ministère a fait savoir récemment que la trame s’articulerait autour de six axes : amélioration des connaissances scientifiques ; leviers économiques et accompagnement des agriculteurs, des apiculteurs et des forestiers ; accompagnement des autres secteurs d’activité (aménagements urbains, infrastructures linéaires…) ; préservation du bon état de santé des abeilles ; réglementation pour la protection des pollinisateurs lors de l’application des produits phyto ; et partage des bonnes pratiques agricoles.

Investissements financiers de l’état

L’échéance se rapprochant, la profession rappelle ses attentes. Éric Lelong, président de la commission apicole de la FNSEA, a estimé, le 18 mars, que le plan dépendra « des investissements financiers réalisés par l’État sur les volets sanitaires, ressources, diversification, renouvellement du matériel et accompagnement des professionnels ». La FNSEA a aussi indiqué que dans le cadre de l’évolution de l’« arrêté abeilles », il y aurait besoin « de plages horaires d’intervention plus larges ».

Pour les traitements de nuit, la Coordination Rurale juge, dans un communiqué du 23 mars, que cela crée beaucoup de contraintes (refus de travail des salariés, manque de sécurité, problème de voisinage, coûts supplémentaires…). « Si cela devait se produire, l’unique résultat serait la disparition d’un nombre toujours plus grand d’exploitations », conclut le syndicat.

Quant au Réseau biodiversité pour les abeilles, il a rappelé, le 22 mars, sa contribution à la définition du plan, avec notamment une proposition pour améliorer l’alimentation des abeilles, via le recours aux ZNT riverains.
C. F.