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Haro sur Les épandages

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Le Conseil d’État a refusé de limiter les apports d’engrais azotés. © P. Crapon/GFA

Dans le contexte sanitaire actuel, la qualité de l’air fait l’objet de toutes les attentions.

Aggravation des symptômes du Covid-19, transport du virus via les particules fines : les épandages agricoles (engrais et produits phytosanitaires) sont plus que jamais accusés de porter atteinte à la santé des riverains.

Neuf organisations, dont Générations futures et UFC-Que choisir, ont annoncé qu’elles déposaient deux recours devant le Conseil d’État pour stopper les dérogations aux distances d’épandage de phytos (zones de non-traitement). « Les habitants de zones polluées seraient exposés à un risque accru face au Covid-19. Plusieurs études concluent en ce sens », souligne Atmo France, qui suit la qualité de l’air à l’échelle nationale. Taux de CO2, résidus de produits phytos, particules fines, oxydes d’azote ? La notion de pollution est cependant vaste, et aucun lien direct avec un polluant en particulier n’a, pour l’heure, été établi.

Fertilisation

Par ailleurs, en France, les seuils d’alerte n’ont pas été dépassés. C’est notamment ce qui a conduit le Conseil d’État à rejeter, le 20 avril, une autre requête, celle de l’association Respire. Elle demandait l’activation des mesures prévues en cas d’épisode de pollution de l’air, dont l’encadrement des épandages d’engrais. Le Conseil a, cependant, appelé les préfets à une « vigilance particulière ».

Hélène Parisot

Concertations

Le processus de concertation sur les chartes riverains, dans le cadre des zones de non-traitement (ZNT), se poursuit dans les départements.

Selon Christian Durlin, vice-président de la commission de l’environnement de la FNSEA, ces concertations à l’initiative des organisations professionnelles – chambres ou syndicats – ne sont pas considérées comme des consultations publiques au sens de l’ordonnance du 25 mars 2020 (1). Elles peuvent donc continuer à se dérouler, pour l’instant en ligne, malgré le contexte sanitaire actuel.

I. E.

(1) Ordonnance n°2020-306.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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