La nouvelle est venue du ministère français de l’Agriculture le 26 mai. La veille, un foyer de peste porcine africaine (PPA) a été confirmé à Forchheim, en Allemagne.

Cette ville est située de l’autre côté du Rhin, à 6,5 km à l’est de la frontière avec la France. L’atelier touché comptait 35 porcs en plein air. « L’ensemble de l’élevage a été dépeuplé et aucun cas n’a été identifié à ce stade au sein de la faune sauvage dans la zone alentour », précise la Rue de Varenne. Aux environs de ce foyer, les autorités allemandes vont « intensifier la recherche de carcasses de sangliers et contrôler les exploitations agricoles ».

Cellule de crise

Des zones de protection et de surveillance ont été instaurées, et une enquête épidémiologique est en cours.

Jusqu’alors, la présence de la PPA en Allemagne était circonscrite à l’est du pays. D’après la plateforme d’épidémiosurveillance en santé animale (ESA), les foyers les plus éloignés à l’ouest se localisaient à 160 km de la frontière avec la Pologne. Pour ce nouveau cas aux portes de l’Hexagone, « l’hypothèse la plus probable est une introduction via des activités humaines », avance la plateforme ESA.

Du côté français, le ministère promet de mettre « immédiatement » en œuvre les mesures prévues dans le plan de prévention de la PPA élaboré en février 2022. Il s’agit notamment de renforcer la surveillance en faune sauvage, de recenser l’intégralité des détenteurs de suidés, ainsi que d’évaluer et appuyer les mesures de biosécurité en élevage. Une « cellule de crise » rassemblant les professionnels du secteur porcin et les services de l’État sera également mise en place.

Vincent Guyot