« À ce jour, malgré 830 cas positifs [N.D.L.R. : à la peste porcine africaine (PPA)] en Belgique, à proximité de la frontière avec la France, aucun des sangliers analysés en France n’a été positif », assure l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), dans un communiqué publié le 23 décembre 2019.

Et pour cause : dans la zone blanche établie du côté français le long de la frontière, dans les départements des Ardennes, de la Meuse et de la Meurthe-et-Moselle, un programme de dépeuplement des sangliers est engagé. Dans ce « cordon de protection de près de 300 km² », plus de 1 000 sangliers ont été éliminés depuis le 21 janvier 2019, « dont la moitié par les agents de l’ONCFS », précise l’organisme. Les chasseurs et les lieutenants de louveterie participent également aux actions de dépeuplement.

Enclos et cages

L’ONCFS a notamment déployé dans la zone blanche des méthodes complémentaires à la chasse, telles que « le piégeage et le tir de nuit professionnalisé ». À cette fin, trois salariés spécialisés ont été recrutés par l’office, renforcés par « des inspecteurs de l’environnement des services départementaux ». Au total, sept enclos de capture en treillis soudés et vingt-cinq cages pièges ont été installés. Une dizaine de cages supplémentaires devraient prochainement compléter le dispositif.

Dépistage

Les tirs de nuit « à l’affût et à l’approche d’animaux non dérangés » se poursuivent chaque semaine « à un rythme soutenu ». Les sangliers tués dans la zone blanche sont « tous destinés à l’équarrissage, où 20 % d’entre eux font l’objet d’un dépistage PPA, précise Thibault Petit, délégué régional Grand Est de l’ONCFS. A contrario, tous ceux qui sont trouvés morts sont analysés. »

L’ensemble des opérations en zone blanche est « coordonné avec les moyens de destruction développés par la Région wallonne, en Belgique, le long de la frontière ».

Vincent Guyot